Pourquoi mon chien pleure quand je pars ?
a. Il aboie en mon absence parce qu'il a peur d'être seul
Pour certains chiens, les absences de leur maître sont une source d'un réel mal-être. En effet, peut-être que votre compagnon souffre d'anxiété de séparation. Il s'agit d'un trouble du comportement, caractérisé par une peur intense et persistante d'être séparé de sa figure de confiance et d'attachement (c'est-à-dire vous !).
Tout comme un enfant qui angoisse durant son entrée à l'école, car il est séparé de sa maman, votre compagnon a peur et le fait comprendre par des aboiements, jappements et pleurs.

b. Il aboie parce qu'il s'ennuie à la maison
On ne s'en rend pas forcément compte lorsqu'on est souvent occupé, mais une journée, c'est long, et cela peut l'être encore plus lorsqu'on est seul à la maison ou dans le jardin tout le long ! Les aboiements de votre compagnon peuvent être une simple manifestation de son ennui, de sa frustration.
De plus, il faut prendre en compte qu'un chien est un animal social, qui a besoin de beaucoup de jeux et d'interactions. Cela rend une journée tout seul d'autant plus difficile à vivre pour lui.
c. Il aboie sur les gens qui passent quand il est dans le jardin
Au moindre bruit de l'autre côté de la clôture ou au moindre bruit votre compagnon jaillit en se faisant entendre ? Différentes raisons peuvent expliquer ce comportement :
- Il surveille, garde le jardin : certaines races de chien ont même été sélectionnées pour ça, comme le Berger Allemand. Il s'agit donc d'un comportement assez classique, qui peut notamment représenter une source d'occupation aux yeux de votre compagnon lors de vos absences.
- Il a peur : lorsqu'il est submergé par cette émotion, il peut parfois être très difficile pour votre boule de poils de se retenir de l'exprimer.
- Il est excité, frustré : si votre compagnon a l'habitude de toujours pouvoir aller saluer les gens et chiens qu'il croise, il est possible qu'il soit frustré lorsque la clôture du jardin l'en empêche.
d. Mon chien aboie sur les gens qui passent devant la maison
Depuis une fenêtre ou derrière la porte d'entrée, votre compagnon réagit vivement aux passants ? Cette situation demande une approche spécifique du contre-conditionnement.
Commencez par identifier précisément ce qui déclenche ses réactions : le bruit des pas, la vision directe des personnes, ou les voix. Une fois repéré, apprenez-lui un comportement alternatif comme aller chercher un jouet spécifique ou rejoindre son panier. Récompensez systématiquement ces nouveaux réflexes avec des caresses ou des friandises.
L'aménagement de votre intérieur peut grandement aider. Installez des films opaques sur les fenêtres basses ou repositionnez ses zones de repos loin des points d'observation. Médor aura moins tendance à monter la garde s'il ne voit pas ce qui se passe dehors.
Pensez également aux jeux de recherche pour canaliser son attention. Dispersez quelques croquettes dans la salle de bain ou proposez-lui des activités mentales stimulantes. Un chien occupé intellectuellement sera naturellement moins réactif aux stimuli extérieurs, préservant ainsi la tranquillité de vos voisins.
e. Mon chien aboie au moindre bruit
Cette hypersensibilité sonore révèle souvent un manque d'habituation aux sons du quotidien. Votre compagnon réagit aux claquements de portes, aux sirènes lointaines ou aux bruits de pas dans l'escalier parce qu'il n'a pas appris à les considérer comme normaux.
La désensibilisation progressive reste la méthode la plus efficace. Commencez par reproduire ces sons à faible volume pendant que votre chien mange ou joue, créant ainsi une association positive. Augmentez graduellement l'intensité sonore sur plusieurs semaines, toujours en récompensant le calme avec des friandises.
Créez un environnement sonore neutre en laissant une musique douce en fond. Cette technique masque efficacement les bruits extérieurs imprévisibles qui déclenchent ses réactions. Aménagez-lui un espace de repos dans la pièce la plus silencieuse de votre logement, loin des fenêtres donnant sur la rue.
f. Mon chien aboie tout le temps
Face à cette situation persistante, plusieurs facteurs peuvent se combiner pour créer un cercle vicieux d'aboiements excessifs. Votre compagnon exprime peut-être un besoin non satisfait qui nécessite une approche globale pour être résolu.
L'exercice physique quotidien reste fondamental pour canaliser son énergie débordante. Un chien sous-stimulé trouvera dans les vocalises un exutoire à sa tension accumulée. Parallèlement, les activités masticatoires comme les os à ronger offrent une occupation apaisante qui détourne son attention des stimuli extérieurs.
Lorsque ce comportement persiste malgré vos efforts, l'appel à un éducateur ou un comportementaliste canin devient pertinent. Ces professionnels identifieront les déclencheurs spécifiques et adapteront un processus d'apprentissage personnalisé. Créer un fond sonore léger peut également masquer les bruits extérieurs qui déclenchent ses réactions.
Comment faire pour que mon chien n'aboie pas quand je pars ?
a. Comment empêcher son chien d'aboyer ?
Certains peuvent être tentés de se tourner vers les colliers anti-aboiements pour régler le problème rapidement. Cette pratique est plutôt déconseillée de nos jours, car elle vient sanctionner par des décharges un comportement qui, de base, est totalement normal pour un chien. D'ailleurs, ces colliers électriques sont depuis cette année interdits par la législation française.
Finalement, l'objectif pour vous ne sera pas d'empêcher votre compagnon d'aboyer, mais plutôt de lui apprendre à rester seul en toute sérénité.
b. Corriger ce comportement en lui apprenant à gérer son anxiété
Pour espérer diminuer l'anxiété de séparation ou l'ennui ressenti par votre compagnon, il va vous falloir prendre le temps pour lui apprendre à rester seul. L'objectif ? Un chien serein, calme, qui ne remarquera même plus votre départ !
- Il est recommandé de commencer avec de courtes durées lorsque vous pratiquez des exercices de séparation avec votre chien. Vous devez être progressif, en commençant par de très courtes absences de 10 à 15 minutes, puis en augmentant progressivement la durée. De cette manière, votre compagnon comprendra qu'il n'a pas besoin de s'inquiéter, car votre départ ne signifie pas nécessairement une journée entière de solitude.
- Éviter les rituels de départ et de retour lorsque vous quittez votre chien pendant plusieurs heures. Il est tentant de lui faire de gros câlins, de lui parler pour tenter de le rassurer avant de partir, et de lui donner beaucoup d'attention à votre retour. Cependant, il est préférable d'éviter ces comportements. En agissant ainsi, vous pourriez renforcer son sentiment d'anxiété et il risque de passer sa journée à attendre avec impatience votre retour.
Au lieu de cela, attendez que votre chien se calme avant de lui dire bonjour à votre retour et évitez de le prévenir de votre départ. Cela contribuera à instaurer une routine plus calme et lui permettra de mieux gérer votre absence.
- Sortez votre chien avant de le laisser. Ainsi, il sera plus fatigué et plus comblé en termes d’interactions. Il sera plus facile pour lui de se poser pour faire une sieste après une bonne session de jeux avec vous ou une balade sympa.
- Laissez-lui de quoi s'occuper : gamelle de croquettes, jouets d'occupation… Les options sont nombreuses pour permettre une dépense mentale tout au long de la journée !
Par exemple, vous pouvez cacher des croquettes et des friandises dans un tapis de fouille, utiliser différents jeux d'intelligence, lui laisser un plateau à lécher ou quelque chose à grignoter… Ainsi, votre toutou ne verra même pas le temps passer et ne se rendra même pas compte de votre départ !
- Prenez contact avec un vétérinaire comportementaliste : si vraiment, vous ne parvenez pas à calmer votre compagnon, il peut être intéressant de se faire encadrer par un professionnel pour faire une thérapie comportementale.
Et avec l'assurance pour chien Dalma, vous aurez l'esprit tranquille en bénéficiant d'une prise en charge financière pour les consultations et les traitements comportementaux ! 😊
c. Apprendre la solitude dès le début, lorsqu'il est chiot
Si vous récupérez un chiot, une des premières choses à travailler sera l'apprentissage de la solitude. En effet, c'est à un jeune âge (jusqu'à 4 mois environ) qu'un chiot va s'imprégner de son environnement et assimiler ce qui est normal pour lui et ce qui ne l'est pas.
Alors, faites de vos départs des expériences positives, par exemple en laissant toujours une occupation stimulante pour qu'il ne s'ennuie pas ! À l'âge adulte, rester seul ne sera plus qu'une formalité pour votre compagnon.
d. Comment calmer un chien qui aboie ?
Lorsque votre compagnon se met à aboyer, ignorez-le complètement jusqu'à ce qu'il retrouve son calme. Ne le regardez pas, ne lui parlez pas et ne le touchez pas. Cette technique du silence total lui fait comprendre que ses aboiements n'obtiennent pas l'attention recherchée.
Dès qu'il cesse d'aboyer, récompensez-le immédiatement avec une friandise ou une caresse. Le timing est crucial : la récompense doit arriver dans les secondes qui suivent l'arrêt des aboiements pour qu'il établisse le lien.
Détournez son attention avec un jouet ou un ordre simple comme "assis" si l'ignorance ne fonctionne pas. Un chien occupé mentalement oublie rapidement ce qui l'agitait. Restez patient et cohérent dans votre approche, car changer un comportement demande de la persévérance.
Les astuces anti aboiement de chien
Créer un environnement sonore apaisant transforme radicalement l'expérience de solitude de votre compagnon. Laissez une radio allumée ou diffusez une musique douce qui masquera les bruits extérieurs susceptibles de déclencher ses aboiements. Cette technique simple mais efficace lui donnera l'impression que vous n'êtes pas totalement absent.
L'éducation reste votre meilleur allié face aux aboiements excessifs. Apprenez-lui l'ordre "silence" ou "chut" en récompensant systématiquement les moments de calme. Votre travail de patience sera récompensé par des progrès durables.
Évitez absolument de gronder votre chien à votre retour, même si les voisins se plaignent. Votre compagnon ne comprendra pas le lien entre vos reproches et ses aboiements passés, ce qui ne fera qu'augmenter son stress et aggraver le problème.




